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 Cette famille approche la cité de Doruma, après avoir fuit son village, attaqué par des rebelles ougandais de la LRA (Ph. Caritas Congo, Janv. 09) Kinshasa,le 07 avril 2009 (caritasaceac.org): Face à la situation humanitaire toujours critique à l’Est et au Nord-Est, le réseau Caritas de la République Démocratique du Congo invite le Gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités notamment dans la protection des populations et l’encadrement des militaires. Les Directeurs et délégués des 47 Caritas diocésaines l’ont dit dans une déclaration rendue publique le jeudi 02 avril 2009 à Kinshasa. C’était à l’issue de l’atelier sur la revue des actvités et la présentation des perspectives d’avenir des relais, rapporte caritasdev.cd.
Ci-après l’intégralité de cette déclaration : Plaidoyer des Caritas de la RD Congo Nous, Directeurs et Délégués des 47 Caritas diocésaines de la République Démocratique du Congo, réunis en atelier du 31 mars au 2 avril 2009 à la maison « Paix sur Terre », du Centre Mbiti, à Kinshasa, à l’initiative de la Caritas-Congo, pour évaluer nos actions et stratégies notamment dans les réponses aux urgences majeures, le partenariat et les questions clés de l’heure en vue d’envisager des nouvelles perspectives pour mieux remplir notre mission et, faisant nôtres les préoccupations de nos Pères les Evêques, établissons le constat suivant à travers la RD Congo, notre pays : • les poches d’insécurité persistent aux Nord-Kivu et Sud-Kivu ainsi qu’en Province Orientale suite à la présence des éléments armés incontrôlés ; • certaines parties de la Province Orientale sont envahies par les éleveurs armés Mbororo et des éléments de la rébellion ougandaise de la LRA ; • des milices locales continuent de terroriser les populations civiles en Ituri et à Opienge; • les dernières opérations militaires conjointes contre les FDLR au Nord-Kivu et les LRA en Province-Orientale n’ont pas réussi à éliminer complètement les menaces que ces rebellions font peser sur les populations civiles congolaises ; • quelques militaires indisciplinés de la FARDC continuent à errer dans des villages et brousses commettant toutes sortes d’exactions contre les civils ; • les cas des violences sexuelles massives sont en hausse avec comme conséquence l’augmentation des cas de VIH et SIDA ; • les structures d’accueil et infrastructures sociales de base pouvant desservir les déplacés et les retournés, du reste démunis de tout, sont soit complètement délabrées ou quasi-inexistantes ; • le nombre des Orphelins et Enfants Vulnérables ne cesse de croître ; • les cas de malnutrition et des maladies hydriques restent très élevés ; • le taux de mortalité infantile ne fait qu’augmenter ; • l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RD Congo se poursuit ; D’importants défis restent à relever, notamment : • le mouvement incessant des populations civiles se trouvant dans les zones des conflits armés ; • l’insécurité alimentaire due au déplacement forcé et cyclique des populations et au manque d’appui à l’agriculture et l’élevage ; • la dégradation très avancée des infrastructures sociales et économiques de base (écoles, centres de santé, hôpitaux, routes et unités de production) ; • l’instabilité dans les régions en conflit due au mauvais encadrement des ex-combattants et la présence active des groupes armés et milices ; Face à cette situation, nous attendons : • que le Gouvernement de la RD Congo assume pleinement ses responsabilités et encadre adéquatement les forces régulières ; • la protection des populations civiles, l’élimination des menaces qui pèsent sur elles et la stabilisation des régions en conflit en initiant des actions de justice, paix et réconciliation ; • une implication effective de la communauté internationale : - dans une intervention humanitaire d’urgence à la hauteur des besoins réels sur le terrain. - dans la consolidation de la jeune démocratie. • un partenariat renforcé entre le réseau Caritas-Congo, les organisations internationales et le système des Nations unies ; • la réhabilitation et la construction des structures d’accueil et infrastructures socio-économiques de base ; • l’appui aux projets de sécurité alimentaire et d’auto-prise en charge en agriculture et élevage ; • le développement du système de communication et de transport entre les différentes structures. Au regard de ce qui précède, nous Caritas de la RD Congo, nous engageons à : - nous impliquer davantage dans l’évaluation des besoins réels des communautés et à mener des actions conséquentes (Programme humanitaire de Caritas 2009) pour les régions les plus affectées; - renforcer le partenariat interne et externe au réseau Caritas ; - poursuivre nos interventions avant, pendant et après les urgences par notre présence permanente sur le terrain.073
Fait à Kinshasa, le 02 avril 2009 |